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Antarctique La terre des extrêmes

Une croisière à bord du Boréal, aux frontières des Terres Australes, est bien plus qu’un voyage : l’expérience d’une vie… L’itinéraire en Péninsule Antarctique choisi par La Compagnie du Ponant a séduit Henri Eskenazi. Entre l’observation des baleines, des phoques et des manchots, il a pu plonger le long d’un tombant de Paradise bay près du glacier Skontrop. Une expérience inoubliable. Photos de l’auteur.

 

Après 3 h 45 de vol depuis Buenos Aires, juste avant de se poser, les heureux passagers assis à droite dans l’avion peuvent jeter un premier coup d’œil sur le détroit de Magellan, puis Ushuaia et le mont Olivia avec ses 1 470 m d’altitude. Les autres attendront de sauter dans un bus pour prendre toute la mesure de l’immensité australe, en visitant le parc national de la Terre de Feu, d’une superficie de 63 000 km2, créé en 1960 au bord du canal de Beagle. 40 °C au décollage et 4 °C à l’atterrissage. Nous suivons la route nationale n° 3, la Panaméricaine qui rejoint Fairbanks, en Alaska, à 17 848  km au Nord, alors que la capitale argentine n’est qu’à 3 079  km… En Terre de Feu, la forêt représente 700 000  ha avec 200 espèces d’oiseaux et plus de moutons que d’habitants. De l’autre côté, à moins de 500  m à travers les immenses tourbières habitées par les castors, c’est le Chili, au méridien 68, avec les dernières traces de civilisation avant l’Antarctique.

Départ du port d’Ushuaia, nom évocateur pour beaucoup, des terres extrêmes, en suivant le canal de Beagle d’ouest en est pour rejoindre le célèbre passage de Drake qui est la partie de l’océan Antarctique située entre l’extrémité sud de l’Amérique du Sud (Terre de Feu) et l’Antarctique. Elle relie l’océan Austral, le sud-est de l’océan Pacifique et le sud ouest de l’océan Atlantique (mer de Scotia). C’est une des zones qui connaît les pires conditions météorologiques maritimes du monde. Le commandant Étienne Garcia à la bonne idée de laisser passer une dépression venant de la Tasmanie à l’ouest. Nous sommes loin des 40es hurlants et des 50es rugissants car nous franchissons le 60e parallèle presque confortablement, poussés vers le Grand Sud par un vent nord ouest de 50 nœuds et une houle encore bien formée avec des creux de 8  m, en laissant au loin sur notre tribord l’archipel des îles du cap Horn. Ce passage, bien connu des grands navigateurs, doit son nom à l’explorateur britannique du XVIe siècle Francis Drake. Le premier bateau dont la traversée du Drake est mentionnée est l’Eendracht du capitaine Willem Schouten en 1616. Le passage, dont la largeur est de 850 km et la profondeur avoisine les 4 000  m, constitue la plus courte distance entre l’Antarctique et les autres terres du monde. Il n’y a pas de terres aux latitudes du passage de Drake, ce qui permet au courant circumpolaire antarctique de circuler librement dans le sens des aiguilles d’une montre.

La faune est notamment constituée de baleines, d’orques, de dauphins et de nombreux oiseaux de mers tels que les manchots, les albatros ”l’esprit du marin” et certains de la famille des pétrels dont le pétrel géant. Après deux jours et deux nuits de navigation pour apercevoir les montagnes enneigées de Greenwich aux îles Shetland, l’Antarctique tient sa promesse d’un voyage exceptionnel avec ses paysages grandioses et majestueux, les couleurs irisées des premiers icebergs tant attendus, ces géants bleutés dont la silhouette se découpe au loin, sur l’horizon, dans une lumière surréaliste. Lors de cette croisière, nous descendons plein Sud sur environ 1 000 km. Au petit-déjeuner, alors que les immenses vagues me cachent alternativement l’horizon, j’ai la chance d’apercevoir une première baleine et un banc de dauphins. Silence ouaté et infini, émotions authentiques, impressions uniques ressenties, magie de l’instant…

Cette croisière est une odyssée unique à tout point de vue. Il faut réfléchir l’Antarctique. Et quelquefois le sentir, avec l’odeur caractéristique des manchotières… Devant nous s’ouvre un océan de glace blanche, nu et immaculé, troublé seulement par le ciel changeant. Sur le Boréal, les nuages ne sont pas dans la tête…

C’est le front polaire (ou convergence antarctique), une zone de transition, une ligne virtuelle, entre les eaux subtropicales chaudes et les eaux polaires froides, avec fréquemment du brouillard. Ici, seuls le temps et la glace sont maîtres. Il nous faut apprendre à reconnaître les différents glaciers, suspendus, régénérés ou côtiers.

 


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